jeudi 17 février 2011

Avery Island et Broussard

Pendant qu’Hélène prépare le souper, je m’efforce de reprendre en partie  le texte de notre blogue  sur lequel on a travaillé pendant une bonne heure et qui vient de disparaître tout à coup…Une saute d’humeur de l’ordi? On n’y comprend rien, mais bon, il faut reprendre à zéro. Ça va me permettre de synthétiser.
Mardi matin, par une belle journée ensoleillée, on quitte Lafayette pour se rendre à Avery Island où se trouve l’usine de Tabasco, à environ 40 minutes de notre port d’attache. La visite gratuite en vaut le déplacement, même si elle est très promotionnelle. L’histoire d’une entreprise familiale qui a réussi à conquérir le monde avec un produit somme toute bien simple est quand même fascinante. La famille McIlhenny contrôle encore toutes les opérations et possède la totalité des actifs, incluant un magnifique jardin qu’on va visiter par la suite, moyennant cette fois-ci des frais d’entrée.






fleur de Camélia


En fin de journée et sur notre trajet de retour, on se rend à Broussard, chez Gina et Brady Braux qui nous ont invités à déguster le fameux gumbo cajun. Ils habitent en banlieue de Lafayette sur une route de campagne où sont construites les 3 maisons de la famille Braux : les parents de Grady, Grady lui-même et Gina ainsi que la sœur de Grady , son mari et leurs 4 enfants. En face du «domaine Braux », de l’autre côté de la route, c’est  un immense champ de cannes à sucre. Ça nous rappelle à la fois la situation chez Jean, entouré de champs de maïs et chez Lise et Gaston qui vivent en campagne sur leur domaine.
La maison de nos hôtes est superbe, toute neuve, flanquée d’un immense garage lui aussi flambant neuf, assez grand et haut pour loger ensemble leur pick-up et le gros fifth-wheel. On nous fait entrer dans la cuisine, qui est digne d’un magazine de décoration et on s’installe autour d’un super grand ilôt de la dimension de notre T@B  Alors qu’on parle de choses et d’autres, les parents de Grady  se joignent à nous et nous saluent dans un français qui porte bien l’accent cajun.  Ils avouent ne plus avoir l’occasion de parler cette langue qu’ils ont appris de leurs parents. Même entre eux, ils parlent en anglais maintenant. Tout de même, M. Braux me dit que ses parents ne parlaient pas du tout anglais et qu’ils ne s’exprimaient qu’en français cajun.
Puis, sans façon, Grady nous invite à nous servir nous-même pour goûter à son gumbo. Il y a du riz, le gumbo qu’on met sur le riz et en accompagnement une salade de patates. Tout est absolument délicieux!!! Il a mis quand même du temps, la veille,  pour cuisiner son gumbo, qui a mijoté ensuite durant au moins 6 heures.
Malheureusement, dans l'excitation du moment, on a oublié complètement de prendre des photos.  On a encore de l'expérience à prendre. Heureusement, Gina, a pensé pour nous.


Thank you very much Gina and Grady for your kindness and for your generosity. Grady, we have appreciated so much your “cooking expertise” for cajun meals! You live in a great family and it was a “privilege” for us to be so welcomed in your home.

Mercredi matin, réveil à 6h45 pour participer à un déjeuner en ville avec un groupe de Louisiannais passionnés de la langue française. On se présente tout bonnement comme ça et on se joint à la table pour échanger avec ces personnes, une quinzaine, qui se rencontrent 2 fois par semaine, une fois pour le déjeuner et une fois pour un souper, avec l’intention de pratiquer le  français. Des personnes assez âgées, un peu plus que nous en fait, mais aussi quelques jeunes femmes dans la vingtaine. On sent bien chez ces gens le goût de maintenir encore vivante entre eux cette langue morte depuis longtemps en Louisiane.

Ils auront quand même beaucoup à faire: il n’existe à notre connaissance aucun médium, radio ou journal, qui s’exprime en français en Louisiane. Pourtant, sur les panneaux indicateurs des rues du centre-ville de Lafayette, on écrit bien en français:  «rue une telle» avec seulement la mention «street» en petits caractères et on voit très souvent des phrases en français. Curieusement, en fin de journée mercredi, à l’épicerie qui se situe non loin de notre camping, on se fait souhaiter la bienvenue en français par le proprio. Très sympathique!

1 commentaire:

Anonyme a dit…

Allo vous deux,
Très intéressant. Nous apprenons des choses comme les Créoles et les Cajuns. Nous pensions que les Créoles étaient des noirs.
On veux manger des Gumbo nous aussi chez les Grady.
Bonne continuation.
A + Lise, Pierrette et Gaston