dimanche 27 février 2011

Mandeville, Louisiana

Nous voici arrivés en bordure du lac Pontchartrain, sur son côté nord, dans le State Park Fontainebleau, à Mandeville, en Louisiane.



Les ruines d'une très ancienne raffinerie de sucre.



La ville de La Nouvelle-Orléans se trouve au sud, de l'autre côté de cet immense lac qui mesure 39 km à cet endroit et qui est traversé par le plus long pont au monde, d'après wikipedia. Sur la photo, on devine le pont sur la ligne d'horizon. Le lac est très peu profond, entre 3 et 5 m seulement.


Attention aux haut-fonds!






 
  
  

Une marina avec son Yacht Club est aménagée au fond de ce canal.



En bordure du lac, près de notre camping, on peut observer la vie sauvage: ici un aligator qui fait semblant de dormir dans les herbages.



En Louisiane, en pays cajun, on fête le Mardi Gras. Partout il y a des parades et les gens se lancent des colliers de perles colorées... même au camping du State Park où nous sommes. Sur ces photos, on vous épargne le bruit des sirènes du véhicule de la police qui précède la parade!





À St-Martinville, notre précédente destination pour voir le site d'Évangéline, nous avions croisé des compatriotes québécois qui, comme nous, visitent la Louisiane et le sud des USA durant l'hiver. Ils sont trois couples, chacun dans leur véhicule respectif. Comme par hasard, nous nous sommes retrouvés au même camping vendredi.

Robert et Raymonde de L'Assomption ainsi que Laurent et Pauline.


Chantal et Mario





jeudi 24 février 2011

Lake Fausse Pointe State Park

Nous sommes maintenant dans un nouveau camping. Comme chaque State Park a ses particularités, voici celles que nous y avons découvert, sous une météo qu'on trouve parfaite: 25C le jour et 18C la nuit!


Entourés d'eau!



Une marche dans les entiers nous fait découvrir la ''Vie qui bat'' (les plus vieux se rappelleront cette émission de télé!).


Même Maya est impressionnée.

Elle a peur de la grosse Maya qui met son nez trop près.

Deux jeunes qui se font chauffer au soleil

Attention à l'aligator!
 

Au pays d'Evangéline

À  St-Martinville on retrouve un autre site historique à la mémoire des Acadiens expulsés de la Nouvelle-Ecosse. On y fait aussi l'apologie du roman écrit par Longfellow en 1847 qui raconte la déchirante histoire d'Évangéline séparé de son amoureux Gabriel, à l'occasion de la déportation. Dans le roman, Évangéline retrouvera son amoureux après de longues années d'exil ici même sous un vieux chêne, sur les rives du bayou Teche. C'est donc touchant!
  



le chêne où Évangéline retrouve son Gabriel

De nombreuses références sont faites à Évangéline, même dans la ville voisine de New Iberia.



Sur le site historique, on visite  aussi une plantation qui appartenait à une famille Créole.







Créole et Cajuns: la distinction telle qu'elle nous est expliquée.

dimanche 20 février 2011

Abbeville, LA

Jeudi matin, nous nous rendons visiter le site du parc national historique Jean Lafitte à Lafayette, où l’on visionne un film décrivant la déportation des Acadiens.  De quoi donner des remords de conscience aux descendants des anglais responsables de cette affaire.  Si j’étais un cajun, après avoir vu ce film, j’aurais certainement le gout d’aller visiter l’Acadie en Nouvelle-Écosse.  En passant, l’Acadia on sait que c’est en Nouvelle-Ecosse, mais saviez-vous qu’ici, en Louisiane, il y a l’Acadiana?

Maison typique de Cajun

Cajuns/Créoles : Contrairement à ce qu’on pensait, on a vu quelque part que certains Cajuns , comme les Créoles, ont été propriétaires de plantations et ont aussi eu des esclaves…
En après midi, nous partons pour Abbeville à une trentaine de kilomètres au sud de Lafayette.  Grady nous a recommandé le tout nouveau State Park Palmetto. 



 Sur la route de campagne qui nous y conduit¸ on observe des champs remplis d’eau qu’on pense être des cultures de riz.





 
Le State Park est en effet flambant neuf,il vient d’être inauguré en octobre 2010.Une fois installés, on part en reconnaissance.

 Au retour d’une marche avec Maya, dans les sentiers du parc, devinez qui ont  rencontre : notre ami Grady qui revient de livrer une grosse roulotte à quelques kilomètres d’ici.  Il s’est arrêté au parc parce qu’il ne l’avait jamais visité et aussi pour nous saluer.  Durant la conversation, Grady nous confirme que les champs remplis d’eau qu’on a vus en cours de route sont effectivement des cultures de riz. Il nous apprend que ce sont également des élevages d’écrevisses (crawfish) . Les crawfish qui vivent naturellement dans les swamps sont donc aussi élevées dans des cages enfouies dans les rizières.
Il nous informe qu’il part le lendemain avec Gina pour quelques jours au Texas et nous demande si nous voulons les accompagner.  Notre décision étant prise de rester en Louisiane et de faire le Texas une autre année, on se souhaite mutuellement bon voyage et on se dit à une prochaine fois, qui sait?
Grady, thank you for your recommendations on email about points of interest to visit for our trip going back home.
 Have a good and secure trip to Texas with Gina.



Vu de la fenêtre de notre roulotte.


Alors qu’on est à l’apéritif, notre voisine de camping, qui n’avait pas ses dentiers, et qui semble une fumeuse invétérée, vient nous offrir tout bonnement, un morceau de boudin qu’elle a en trop.  Je pense qu’elle veut un peu se faire pardonner l’agressivité de son petit chien qui n’est pas attaché et qui passe sont temps à narguer Maya depuis notre arrivée.  Nous la remercions de cette délicate pensée puis on se regarde en se disant que ce sera notre repas du soir même.  Le boudin est un mets cajun de la Louisiane, qu’on voulait essayer. C’est une sorte de saucisse un peu épicée dont on ignore la composition.  Mais, en fin de compte, il s’avère que le boudin est délicieux.  Ah oui, en nous offrant son boudin, la dame nous a dit qu’elle n’avait plus de crackers pour l’accompagner. Je lui réponds que ce n’est pas grave, trouvant curieux qu’ils mangent ça avec des craquelins.

Dimanche matin, en traversant la ville de Lafayette, on s’arrête quelques minutes pour voir la cathédrale St-Jean.


Et on va chez Fat Albert’s pour commander des Po-Boys aux crevettes panées.

Délicieux!


jeudi 17 février 2011

Avery Island et Broussard

Pendant qu’Hélène prépare le souper, je m’efforce de reprendre en partie  le texte de notre blogue  sur lequel on a travaillé pendant une bonne heure et qui vient de disparaître tout à coup…Une saute d’humeur de l’ordi? On n’y comprend rien, mais bon, il faut reprendre à zéro. Ça va me permettre de synthétiser.
Mardi matin, par une belle journée ensoleillée, on quitte Lafayette pour se rendre à Avery Island où se trouve l’usine de Tabasco, à environ 40 minutes de notre port d’attache. La visite gratuite en vaut le déplacement, même si elle est très promotionnelle. L’histoire d’une entreprise familiale qui a réussi à conquérir le monde avec un produit somme toute bien simple est quand même fascinante. La famille McIlhenny contrôle encore toutes les opérations et possède la totalité des actifs, incluant un magnifique jardin qu’on va visiter par la suite, moyennant cette fois-ci des frais d’entrée.






fleur de Camélia


En fin de journée et sur notre trajet de retour, on se rend à Broussard, chez Gina et Brady Braux qui nous ont invités à déguster le fameux gumbo cajun. Ils habitent en banlieue de Lafayette sur une route de campagne où sont construites les 3 maisons de la famille Braux : les parents de Grady, Grady lui-même et Gina ainsi que la sœur de Grady , son mari et leurs 4 enfants. En face du «domaine Braux », de l’autre côté de la route, c’est  un immense champ de cannes à sucre. Ça nous rappelle à la fois la situation chez Jean, entouré de champs de maïs et chez Lise et Gaston qui vivent en campagne sur leur domaine.
La maison de nos hôtes est superbe, toute neuve, flanquée d’un immense garage lui aussi flambant neuf, assez grand et haut pour loger ensemble leur pick-up et le gros fifth-wheel. On nous fait entrer dans la cuisine, qui est digne d’un magazine de décoration et on s’installe autour d’un super grand ilôt de la dimension de notre T@B  Alors qu’on parle de choses et d’autres, les parents de Grady  se joignent à nous et nous saluent dans un français qui porte bien l’accent cajun.  Ils avouent ne plus avoir l’occasion de parler cette langue qu’ils ont appris de leurs parents. Même entre eux, ils parlent en anglais maintenant. Tout de même, M. Braux me dit que ses parents ne parlaient pas du tout anglais et qu’ils ne s’exprimaient qu’en français cajun.
Puis, sans façon, Grady nous invite à nous servir nous-même pour goûter à son gumbo. Il y a du riz, le gumbo qu’on met sur le riz et en accompagnement une salade de patates. Tout est absolument délicieux!!! Il a mis quand même du temps, la veille,  pour cuisiner son gumbo, qui a mijoté ensuite durant au moins 6 heures.
Malheureusement, dans l'excitation du moment, on a oublié complètement de prendre des photos.  On a encore de l'expérience à prendre. Heureusement, Gina, a pensé pour nous.


Thank you very much Gina and Grady for your kindness and for your generosity. Grady, we have appreciated so much your “cooking expertise” for cajun meals! You live in a great family and it was a “privilege” for us to be so welcomed in your home.

Mercredi matin, réveil à 6h45 pour participer à un déjeuner en ville avec un groupe de Louisiannais passionnés de la langue française. On se présente tout bonnement comme ça et on se joint à la table pour échanger avec ces personnes, une quinzaine, qui se rencontrent 2 fois par semaine, une fois pour le déjeuner et une fois pour un souper, avec l’intention de pratiquer le  français. Des personnes assez âgées, un peu plus que nous en fait, mais aussi quelques jeunes femmes dans la vingtaine. On sent bien chez ces gens le goût de maintenir encore vivante entre eux cette langue morte depuis longtemps en Louisiane.

Ils auront quand même beaucoup à faire: il n’existe à notre connaissance aucun médium, radio ou journal, qui s’exprime en français en Louisiane. Pourtant, sur les panneaux indicateurs des rues du centre-ville de Lafayette, on écrit bien en français:  «rue une telle» avec seulement la mention «street» en petits caractères et on voit très souvent des phrases en français. Curieusement, en fin de journée mercredi, à l’épicerie qui se situe non loin de notre camping, on se fait souhaiter la bienvenue en français par le proprio. Très sympathique!

mardi 15 février 2011

Vermillionville

Vermillionville, c’est l’ancien nom pour la ville actuelle de Lafayette.  Dimanche après-midi, on a visité une reconstitution d’un village Cajun.  C’est très bien présenté, certains bâtiments sont authentiques et restaurés, d’autres sont des reproductions.  Points intéressants : on nous autorise à visiter l’intérieur des maisons sans restrictions.  Il y a même du mobilier d’époque.


A Lafayette, une bonne partie de la population est fière d’afficher sa culture Cajun.  On voit souvent l’indication « ici on parle français ».  Dans les faits, personne ne parle français au quotidien.  Parler français ici, c’est folklorique, il faut bien le dire.  On sent tout de même que des efforts sont faits pour réhabiliter la langue française, comme un objet de culture.                                    
                                                                                
Créole ou Cajun ? 
En Louisiane, on voit souvent les mentions, Créole, Cajun sans en faire toujours la distinction.  Pour les touristes que nous sommes, c’est un peu mêlant.  On n’a fini par comprendre que les Créoles étaient les francophones qui se rattachaient directement à la France.  Les Créoles propriétaires des plantations étaient riches et possédaient de nombreux esclaves.  Ce sont eux qui ont bâti les édifices qu’on peut encore voir dans le French Quarter de la Nouvelle-Orléans.  Ces Créoles étaient refermés sur eux-mêmes et ne partageaient rien avec les anglophones qui sont arrivés au milieu du XVIII siècle.   Aujourd’hui, on dirait qu’ils ''étaient snobs''.  Les Cajuns, eux aussi parlaient français mais ils originaient de la déportation des acadiens de la Nouvelle-Ecosse en 1755.  Ils n’étaient pas grands propriétaires terriens comme les créoles mais ils avaient, comme ils le disent encore aujourd’hui  la ''joie de vivre''.



Lundi matin, changement de décors, on fait un « swamp tour ».  C’est une sortie de deux heures, dans une grosse chaloupe, accompagné d’un guide cajun avec un nom francophone : "Champagne " qui nous fait visiter des marais où vivent une flore et une faune particulière.  On a vu entre autres, des grands hérons dans leur nid, des ibis, des tortues, une espèce de "rat musqué-castor" introduit d’Argentine et même  un des premiers alligators printaniers.   Le guide nous apprend que durant son hibernation, en Louisiane,  l’alligator descend au fond de l’eau (max 2-3 pieds) et sort quelques secondes pour respirer à tous les 24 ou 36 heures.


En passant, lundi pour la St-Valentin, on a eu droit à un beau 22 C !!! et nous avons profité de cette belle température pour prendre un repas vraiment cajun .