mardi 15 février 2011

Vermillionville

Vermillionville, c’est l’ancien nom pour la ville actuelle de Lafayette.  Dimanche après-midi, on a visité une reconstitution d’un village Cajun.  C’est très bien présenté, certains bâtiments sont authentiques et restaurés, d’autres sont des reproductions.  Points intéressants : on nous autorise à visiter l’intérieur des maisons sans restrictions.  Il y a même du mobilier d’époque.


A Lafayette, une bonne partie de la population est fière d’afficher sa culture Cajun.  On voit souvent l’indication « ici on parle français ».  Dans les faits, personne ne parle français au quotidien.  Parler français ici, c’est folklorique, il faut bien le dire.  On sent tout de même que des efforts sont faits pour réhabiliter la langue française, comme un objet de culture.                                    
                                                                                
Créole ou Cajun ? 
En Louisiane, on voit souvent les mentions, Créole, Cajun sans en faire toujours la distinction.  Pour les touristes que nous sommes, c’est un peu mêlant.  On n’a fini par comprendre que les Créoles étaient les francophones qui se rattachaient directement à la France.  Les Créoles propriétaires des plantations étaient riches et possédaient de nombreux esclaves.  Ce sont eux qui ont bâti les édifices qu’on peut encore voir dans le French Quarter de la Nouvelle-Orléans.  Ces Créoles étaient refermés sur eux-mêmes et ne partageaient rien avec les anglophones qui sont arrivés au milieu du XVIII siècle.   Aujourd’hui, on dirait qu’ils ''étaient snobs''.  Les Cajuns, eux aussi parlaient français mais ils originaient de la déportation des acadiens de la Nouvelle-Ecosse en 1755.  Ils n’étaient pas grands propriétaires terriens comme les créoles mais ils avaient, comme ils le disent encore aujourd’hui  la ''joie de vivre''.



Lundi matin, changement de décors, on fait un « swamp tour ».  C’est une sortie de deux heures, dans une grosse chaloupe, accompagné d’un guide cajun avec un nom francophone : "Champagne " qui nous fait visiter des marais où vivent une flore et une faune particulière.  On a vu entre autres, des grands hérons dans leur nid, des ibis, des tortues, une espèce de "rat musqué-castor" introduit d’Argentine et même  un des premiers alligators printaniers.   Le guide nous apprend que durant son hibernation, en Louisiane,  l’alligator descend au fond de l’eau (max 2-3 pieds) et sort quelques secondes pour respirer à tous les 24 ou 36 heures.


En passant, lundi pour la St-Valentin, on a eu droit à un beau 22 C !!! et nous avons profité de cette belle température pour prendre un repas vraiment cajun .


Aucun commentaire: