mardi 15 mars 2011

Sur le chemin du retour

Dimanche matin, par un beau soleil après la pluie, on quitte définitivement La Louisiane pour se diriger vers l’est.  Premier arrêt au Buccaneer State Park, Mississippi.  Le state park a été détruit par l’ouragan Katrina et tous les édifices sont maintenant neufs.  Le bureau d’accueil est lui-même jouqué, à l’épreuve des ras de marrée.

La plage qui borde la golfe du Mexique est très belle, mais l’eau n’est pas turquoise.



En regardant de près, on trouve des gouttes de pétrole séchées.
Lundi soir, toujours au Mississippi, nous passons la nuit au Gulf Islands National Seashore.  Pour le moment, il n’y a presque personne dans la région, mais à partir de la mi-avril, les touristes doivent affluer en masses. Le camping est bien et pas cher.
Mardi matin, en route vers l’Alabama, on s’arrête quelques minutes sur les plages extraordinaires dans la région de Biloxi, Mississipi.



Contrairement au paysage plat du sud de la Louisiane, l’Alabama nous apparaît plutôt vallonnée.  Sur la route, on voit l'usine Huynday.

Mercredi matin, en Georgie, c'est l'usine KIA qu'on voit le long de l'autoroute. Après une heure de route environ, une pluie torrentielle commence et la visibilité s’avère mauvaise dans le trafic. 



Arrivés à Atlanta, les nuages sont bas et il y même de la brume, à un point tel qu’on ne voit même pas, la fameuse « rock Mountain » que Grady nous avait recommandé d’aller voir.  On décide de poursuivre la route avec un piètre souvenir d’Atlanta.

Pour la nuit, nous nous rendons jusqu’à la limite Georgie-Caroline du Sud. On s'arrête à un camping géré par les "Corps of engeneers", un regroupement de retraités de l’armée américaine. Nous sommes merveilleusement bien situés sur le bord du lac Hartwell.  La pluie a cessé tout juste avant le souper et le soleil nous souhaite une bonne nuit avant de disparaître à l'horizon.

Jeudi, sous un ciel redevenu nuageux, mais qui se dégage progressivement, on se dirige vers Charlotte en Caroline du Nord. J’avais pris rendez-vous dans un garage pour changer les pneus de la Jeep. L’opération se déroule comme prévue et on repart chaussé à neuf.

Pour la nuit, on trouve un RV Park, installé juste à côté des pistes de course de NASCAR et de Z-MAX Drag.  Il y a même juste à côté la tente gigantesque du Cirque du Soleil qui présente le spectacle «Totem ».

C’est vraiment impressionnant de voir ces immenses stades qui peuvent accueillir plusieurs dizaines de milliers de personnes.  Puisqu'on est hors saison, l’ambiance est tranquille. Il n’y a presque personne ce soir sur place et on n’entend aucun des bruits de moteur des bolides de course comme ça doit être le cas en "temps normal".



On se sent tout petit dans ce milieu où la nature n’a plus sa place, tout juste installés à coté d’un vendeur de VR pour millionnaires.
Samedi matin, toujours en Caroline du Nord, le thermomètre indique seulement 1 degré C.  Au cours de la journée, il fera quand même 19 C. 





Après avoir traversé la Virginie, pour éviter les congestions sur la I-95 dans la région Washington-Baltimore, on prend la route 301, qui nous fait passer par Annapolis, Maryland.  Il est 17h30, quand on arrive à Annapolis et on cherche un Wall-Mart pour la nuit.  Surprise, il n’y en a pas dans le coin.  En interrogeant le GPS, il nous indique un "campground", ce qui nous conduit sur la base navale américaine. On y découvre alors un beau camping bien aménagé avec tous les "hoockups", incluant douches propres et eau chaude.  Le problème c’est qu’il est mentionné de s’enregistrer avant de choisir un emplacement et qu’on ne trouve pas l’endroit pour s’enregistrer.  Tant pis, il est tard et on décide de s'installer.  L’endroit est super calme en bordure de la baie, juste en face du vieux Annapolis et le ciel est étoilé.  Il s’agit d’un des campings, les plus agréables que nous avons connus au cours du voyage. Après le souper, en prenant une marche avec Maya, nous cherchons à localiser le fameux "bâtiment #89" où on doit s’inscrire.  On ne le trouve nullepart. Le dimanche matin, après une bonne douche, on doit repartir sans avoir pu payer notre nuit.  Grand merci à notre Hôte, la marine américaine.

  
Pour déjeuner, quoi de mieux qu’un bon muffin chaud accompagné d’un capuccino, attablés au soleil matinal devant un petit café sur la vieille place d’Annapolis.


En remontant vers le Nord, on retrouve les premières neiges à Montebello, un peu au nord de New York.  On passe la nuit à Newburg, cette fois-ci dans un parking de WalMart, juste à côté d’un banc de neige souillée.

Lundi le 14 mars, il neige à plein ciel quand on arrive à Albany. Ça dure environ ¾ d’heure,  assez pour laisser des traces de saleté sur la voiture et la roulotte.

On arrive à la maison vers 16h30, par un beau soleil et -1 C, 47 jours après notre départ.

  

samedi 5 mars 2011

Fontainebleau State Park, Louisiana

On ne bouge pas beaucoup cette semaine, afin de profiter encore de la douceur du climat avant de remonter vers le nord la semaine prochaine.
Par une belle journée toute ensoleillée, on décide de traverser le fameux "plus long pont du monde" qui nous conduit à la ville de la Nouvelle-Orléans.
Mais avant, on retourne un peu plus à l'est, toujours sur la rive nord du lac Pontchartrain. On visite donc la petite ville de Ponchatoula, réputée pour 2 choses: les magasins d'antiquités et ...les fraises.

ville Ponchatoula

Puis on revient un peu vers l'est et on se lance sur le pont, appelé Causeway Bridge. On a comme l'impression de se jeter dans la mer!

Après un vingtaine de minutes à rouler à 100 km/hr, on aperçoit la silouhette des édifices de la Nouvelle-Orléans.

Il y a nettement plus d'ambiance dans le French Quarter maintenant que lors de notre première visite il y a un peu plus de deux semaines. Voici quelques photos prises à la limite du French Quarter et du centre-ville.


















Le lendemain, soit jeudi, on explore le North Lake Nature Center tout près de notre site de camping. L'entrée est gratuite pour marcher dans les sentiers bien aménagés. Il s'agit d'un espace en bordure de la ville préservé du développement domiciliaire, qui est en voie de renaturalisation.  Grâce à un prêt de 50 ans garanti par le gouvernement, ce terrain de 400 acres a été acquis en 1985 par une corporation à but non lucratif qui en assure toujours la gestion. Des dons déductibles d'impôt complètent le financement. Serait-il envisageable de mettre sur pied quelque chose de semblable pour préserver une partie de la forêt qui va bientôt disparaître à St-Nicolas? 


cottonmouth snake









Enfin, on profite d'une randonnée pour admirer encore les immenses chênes verts qui ornent le State Park.